Relations avec les psychologues scolaires

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Relations avec les psychologues scolaires

Message par sam le Ven 21 Déc 2012 - 22:54

Bonsoir à tous

Je voudrais connaître un peu vos relations avec les psychologues scolaires.
Je déplore le fait d'obtenir trop peu d'informations de leur part - notamment écrites, ou lors de réunions éducatives- au sujet des enfants suivis en commun.
Et pourtant, avec accord des parents, je leur donne beaucoup d'éléments sur l'évolution de mes petits patients - résultats de bilans à l'appui-.
Je constate la même réserve avec les 3 psychologues scolaires de mon secteur.
Parfois, j'ai même l'impression de devoir leur rendre des comptes , ou de leur servir de porte parole auprès des parents - par exemple, les persuader de l'intérêt d'une prise en charge, d'une orientation scolaire...-.

Connaissez- vous bien les règles et les contours de la mission des psychologues scolaires?
Avez- vous déjà déjà fait le même constat que moi?
Plus généralement, quelles sont vos relations avec cette profession?

Merci d'avance de vos réponses!

sam

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Re: Relations avec les psychologues scolaires

Message par Speirling le Sam 22 Déc 2012 - 0:41

Je me rends à assez peu de réunions éducatives dans l'année après avoir restreint la présence aux seuls PPS. Difficile donc de tirer des conclusions générales.

Les relations sont normales avec les deux psychologues scolaires auquel j'ai eu affaire : elles ont un bon relationnel avec les parents, les avis du bilan orthophoniques sont pris en compte. Je les ai trouvées plutôt pertinentes et diplomates en réunion éducatives (plus que certains enseignants, ça c'est sûr !) malgré une tendance prononcée à ne pas trop 'se mouiller' en matière de diagnostic. Mais des consoeurs m'ont clairement dit avoir rencontré des olibrius complètement à côté de leurs pompes dont les compétences en psychologie étaient pour le moins nébuleuses...

L'impression générale est la suivante : c'est un peu une loterie quand même, le très bon côtoie le très mauvais. Dans le secteur, la médecin scolaire est beaucoup plus au fait des troubles du langage et des apprentissage que les psychologues scolaires.

Je déplore quand même une certaine barrière par rapport à la majorité des psychologues cliniciennes libérales ainsi qu'à leurs consoeurs connues en structure : il est très difficile de les contacter en cas de besoin, dont cette impression de 'donner' parfois pas mal d'informations (tout en respectant le secret médical) sans jamais avoir de retours équivalents. De fait, les échanges sont plus fréquents et fructueux avec leurs consoeurs extérieures à l'école.

Les parents n'ont jamais accès à un compte-rendu écrit de leur travail, même en insistant lourdement. Pour la transparence, on repassera. Personnellement, cette pratique me dérange profondément : elle suscite un agacement légitime de la part des parents (pas forcément les plus paranoïaques...) qui ont l'impression qu'on ne les tient délibérément à l'écart des décisions prises. Il y a un gros problème de communication sur ce point et si les relations parents/école ne sont pas au beau fixe, cela peut vite envenimer les choses...

Petite réserve aussi sur les conditions d'examens des enfants : souvent une observation en classe pas très longue (j'ai entendu parler d'une demi-journée auquel cas c'est vraiment peu !) complété par un testing au sérieux aléatoire (de la passation intégrale du WISC à un Odédys fait en 30 minutes, il y a donc des gens consciencieux comme des moutons noirs Wink. L'examen reste assez court, j'ai très rarement vu des passations de batteries complètes). Cela peut occasionner de belles perles telles que 'dyslexique' en grande section de maternelle affraid. En ce moment la mode est au TED, étiquette facilement apposée à tout gamin ayant un comportement un peu atypique...

A noter quelques conflits avec certains parents qui, doutant de l'objectivité d'une professionnelle supposément 'vendue à l'Éducation Nationale', ont fait faire des bilans bien costauds par des libéraux...lesquels étaient en complète contradiction avec les conclusions de la psychologue scolaire (généralement assez négatives). Ce fut l'occasion de quelques joutes verbales entre psys Shocked.


Connaissez- vous bien les règles et les contours de la mission des psychologues scolaires?

Débat brûlant. Une de mes amies psychologues est extrêmement virulente envers les' psychologues' scolaires. Motif ? Pour elle, il y a usurpation du titre puisqu'ils ne sont généralement pas titulaire de master 2 en psychologie (assez sélectif et comportant des stages pratiques longs). Pour suivre la formation (130 heures...pas de stages...), il faut juste posséder une licence de psycho et avoir 3 ans d'enseignement au compteur Neutral.

Speirling

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Re: Relations avec les psychologues scolaires

Message par Claudie le Sam 22 Déc 2012 - 7:32

Sperling, on dirait que tu fais ton marché : "le trës bon cotoie le très mauvais " ! Very Happy

Pour ma part, quelques rencontres intéressantes, d'autres plutôt fades et une personne très condescendante.
J'ai eu de meilleurs contacts avec les médecins scolaires , souvent bien investis dans leur travail, sauf une qui avait décidé de ne pas envoyer le dossier de demande de tiers temps pour un ado ( d'après elle, malgré mon bilan et le certificat du neuropsy, cette gamine n'avait pas besoin de tiers temps !) , et qui s'est fait tirer l'oreille par les parents et les profs, avant de l'expédier en urgence 1 mois avant le brevet...
Mêmes échos que Sperling quant aux compétences cliniques de ces professionnels qui ont souvent surtout l'expérience de la classe....



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Re: Relations avec les psychologues scolaires

Message par Cath le Sam 22 Déc 2012 - 8:26

Je n'en ai rencontré que 2 ou 3.

Une très bien, très douce.
Une complètement effacée qui campe sur ses positions, et moi qui avais peu d'expérience et était persuadée que si je n'arrivais pas à la convaincre c'est qu'elle avait raison et que je faisais du mauvais taf pale 1.

La dernière...
Je la revois à une équipe éducative en janvier , enfin c'est la mère qui me l'a appris car l'école va encore me prévenir une semaine avant Rolling Eyes (mais bon je vais faire un effort pour ce gamin et puis après je m'en vais, je peux bien faire ça).

L'an dernier à la même époque j'étais assez apeurée de la rencontre, oui ça existe encore Embarassed . Au téléphone elle avait été très remontée car le centre référent du langage du coin demande un bilan psy pour monter le dossier . C'était le discours "oui je ne suis pas là pour faire les bilans du Dr Bidule , c'est le dernier , après je refuse de les faire, y'en a marre etc". bref, très agressive envers moi car de toute façon pour ce gamin,"non mais franchement ça sert à rien, ça se voit tout de suite".

Elle a dénigré clairement notre travail, j'ai cru que j'allais criser, pleurer, hurler et je l'ai laissée dire en fait, j'ai attendu que le soufflé retombe. mais après cet appel , je redoutais la rencontre gloups. Ma psy dont j'avais arrêté récemment le suivi (pour de bonnes raisons^^), me rassure et j'applique ses conseils.
Le jour de l'EE, je ne suis pas rentrée dans son jeu, elle a commencé à ergoter sur les orthos et le centre référent. la directrice et moi on a échangé un regard (il n'y avait qu'elle de présente...) et on l'a laissé dire et elle s'est retrouvée, excusez moi de dire ça, toute conne et sa diatribe a bien duré 2 minutes pas plus. Surtout que la directrice a placé un "bon et au fait, pour Bidule on fait quoi alors ? " Laughing .
Si au moins elle était compétente....mais elle a tout mis sur le dos de la maman qui avait fait une dépression pendant la grossesse, la pauvre, elle était au bord des larmes quand elle a redit ça devant tout le monde.
Et bien sûr "vous devriez avoir un suivi à tel centre à Paris, ils me connaissent bien, dites leur que c'est de ma part".

On a débriefé avec la mère après, qui est bien soutenue par le père et trouvait le raccourci un peu beaucoup facile.
Résultat ? Le dit-centre a dit que ça ne relevait pas d'eux, et ils n'ont plus confiance en cette psy scolaire. Par contre en moi si sunny

Cette même psy, je l'ai revu à une autre EE plus tard pour une autre enfant et elle a été d'une condescendance avec la mère qui ne parle pas bien français : " ah oui, elle va chez l'orthophonixe" d'un air méprisant en appuyant bien dessus. L'instit et moi on l'aurait bouffé.

Je ne suis malheureusement pas du genre "grande gueule sûre de soi" et je le regrette car faudrait vraiment la remettre à sa place.

Bon comme en janvier, ça sera la dernière EE avec elle, je vais peut être avoir moins de scrupules qui sait Laughing


Bref tout ça pour dire que face à ce genre de personnage écrasant qui prend en mains la réunion, on se sent bien démunie même si on avance des arguments. Elle c'est forcément psy et faut forcément aller faire une psychothérapie au CMP engorgé avant toute chose. Je ne suis pas contre le suivi psy bien au contraire, mais c'est pas la solution à tout et surtout pas dans ces cas là je pense Rolling Eyes

Je continue malgré tout à aller aux EE pour le moment car c'est plus facile de défendre un gosse en live que par écrit, mais souvent j'ai l'impression que la montagne accouche d'une souris dans ce genre de choses : on fait espérer aux parents que les choses vont bouger et souvent "on verra plus tard" Rolling Eyes


Dernière édition par Cath le Sam 22 Déc 2012 - 8:31, édité 1 fois (Raison : nombreuses fautes de frappes, vivent les vacances ^^)

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Re: Relations avec les psychologues scolaires

Message par TERRIBLE13 le Sam 22 Déc 2012 - 12:33

Bon je reconnais j'ai tiré le gros lot! cheers (Je ne la prête pas !!!)
Super psy scolaire love1 , en contact permanent avec elle par mail ou tel elle s'est même déjà déplacée plusieurs fois au cabinet kfé1 . Nous travaillons en collaboration toujours avec l'accord des parents bien entendu. Elle m'a déjà aiguillée dans mon rapport avec certains enfants lors du décès d'un des parents par exemple. Elle réalise même des tests à ma demande en accord avec le médecin scolaire quand la famille ne peut pas se payer un wisc. Lorsque l'enseignant lui adresse un enfant elle fait aussi des évaluations avec la nepsy pour évaluer le profil global avant d'envoyer vers le paramédical adéquat. Elle m'envoie même des mails le samedi!
Dommage qu'elle soit seule et face à un secteur énorme.
Autrefois j'avais eu des expériences catastrophiques avec les psy scolaires. Celle-ci m'a réconciliée avec cette profession...
Je crois qu'il n'y a pas de généralité...

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Re: Relations avec les psychologues scolaires

Message par sam le Sam 22 Déc 2012 - 12:38

Merci de vos réponses!

En fait, j'ai de bonnes relations avec elles, et je ne remets pas en cause leurs interventions.

Simplement, je souffre du fait que j'ai l'impression de donner plus d'informations qu'elles, et ceci me dérange beaucoup.
Soit j'en donne trop...Soit elles n'en donnent pas assez...soit les deux!

Bref, un malaise dont je me rends compte seulement maintenant et qui me suggère de modifier un peu mon attitude.
J'avais besoin de partager cela avec les orthogestionnaires, et d'observer si j'étais seule à ressentir cela.

sam

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Re: Relations avec les psychologues scolaires

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